Marginale : Il n’y a de vi[ll]e que dans la marge
Le projet MARGINALE s’appuie sur une analyse géomorphologique de la constitution des paysages de la Seine. Protéiforme et dynamique, la vallée de la Seine offre au territoire du Vexin une diversité de situations, alternant urbain, périurbain et rural. Ce méandre de 365 km, reliant la capitale à la cité océane, forme, avec trois principales ressources, un archipel de situations, dont le site du projet est un échantillon représentatif. Les ressources naturelles sédimentées au fil des siècles forment l’assise géographique du territoire. Fleuve, forêts, coteaux offrent à la Vallée de la Seine les ressources nécessaires à son habitabilité humaine et non humaine, un capital géographique structurant leurs installations.
La vallée de la Seine est un pôle résidentiel national majeur densément peuplé puisqu’il concentre plus de 17 millions d’habitants, soit 25% de la population française pour une superficie correspondant à 5% du territoire national. L’habitabilité de ce territoire, du fait de ses ressources naturelles, a amené l’Humain à aménager une diversité de lieux de résidence, dont les traces sont encore visibles. Les conditions géospatiales et historiques du territoire génèrent des morphologies urbaines différenciées (centre bourg, habitat groupé, pavillonnaire, reconstruction...) fondant un capital résidentiel.
La vallée de la Seine a toujours inscrit dans son histoire l’exploitation du fleuve, par diverses activités : pêche, transport, industries, logistique, etc. Cette exploitation humaine de la ressource géographique (carrières, ports, scieries) constitue le capital productif de la vallée. La formation de ces trois capitaux s’inscrit dans différentes échelles temporelles, allant de l’ère à la génération. L’activité humaine, à l’ère de l’anthropocène, bouleverse les interactions entre ces capitaux et modifie constamment leurs états.
Maitrise d’ouvrage : Métropole de Rouen + Europan
Maitrise d’oeuvre : marginal.e / Charlotte Pierson
Date : 2023 - projet primé

